Personnalités (biographies) et évènements.
Héphaïstos Mythologie grecque, dieu du Feu et des Forges. Son homonyme en latin est Vulcain.
Augias Fils d'Hélios et d'Hyrminé (ou de Poséidon), Augias est roi d'Élis, et l'un des Argonautes. Il est souvent donné pour le frère d'Actor (même si Diodore fait de ce dernier le fils de Phorbas). Il possède d'immenses écuries, qu'Héraclès reçoit l'ordre de nettoyer dans le cadre de ses douze travaux. Lorsque Héraclès lui propose ses services, Augias lui promet un dixième de son troupeau en cas de succès. Le héros y parvient en détournant le cours des fleuves Alphée et Pénée pour qu'ils traversent les écuries. Son travail terminé, il se présente à Augias et lui réclame son dû. Malgré les protestations de son fils Phylée, Augias refuse de tenir sa parole et chasse Héraclès et son fils. Plus tard, Héraclès lève une armée contre Augias et prend Élis, qu'il met à sac en tuant Augias et les siens. Il rappelle alors Phylée qu'il met sur le trône à la place de son père.
Rê Grand dieu solaire de l’ancienne Egypte, dont le culte et la théologie, qui se développèrent à Héliopolis, eurent une influence considérable dans l’histoire de l’Égypte.
Homère Poète épique grec, regardé comme l’auteur de l’Iliade et l’Odyssée, et dont l’existence problématique fut entourée de légendes dès le VIe siècle av J-C. Hérodote le considérait comme un grec d’Asie Mineure vivant vers 850 av. J-C. La tradition le représenterait vieux et aveugle, errant de ville en ville et déclamant ses vers. Les poètes homériques, récités aux fêtes solennelles et enseignés aux enfants, ont exercé dans l’Antiquité une profonde influence sur les philosophes, les écrivains et l’éducation, et ont occupé, jusqu’au XXe siècle, une place importante dans la culture classique européenne.
Thalès fin du VIIe siècle / début du VIe siècle Mathématicien et philosophe grec de l’école ionienne, né à Milet. Il aurait rapporté d’Égypte en Grèce les fondements de la géométrie. On lui attribue la première mesure exacte du temps avec le gnomon, et certaines connaissances sur les rapports des angles avec les triangles auxquels ils appartiennent.
Anaximandre -610 / -547 Philosophe ionien, né à Milet. Il fait de l’indéterminé infini le principe de toute chose.
Pythagore VIe siècle av. J-C Philosophe et mathématicien grec, né à Samos. Il n’a laissé aucune œuvre écrite. Le théorème sur l’hypoténuse, auquel son nom est resté attaché, était connu des Babyloniens, un millénaire avant lui. Toutefois, on lui attribue le théorème de la somme des angles du triangle, la construction de certains polyèdres réguliers, le début du calcul des proportions. Pythagore considérait que les nombres sont le principe et la source de toutes choses.
Parménide vers -504 / -450 Philosophe grec, né à Élée. Dans son poème De la nature, il formule la proposition fondamentale de l’ontologie : l’être est un, continu et éternel.
Anaxagore vers -500 / -428 Philosophe grec né à Clazomènes. L’esprit est, dans sa cosmogonie, le principe de la vie de la nature.
Philolaos de Crotone Ve siècle av. J-C Philosophe et mathématicien grec qui eut pour maître Pythagore et pour élèves : Démocrite, Archytas de Tarente, Xénophile de Chalcis en Thrace, Phanton de Phlionte, Echécrate, Dioclès et Polymnastos de Phlionte.
Hérodote vers -484 / vers -420 Historien grec, né à Halicarnasse. Grand voyageur, il raconta dans ses Histoires tous les évènements légendaires ou historiques, qui mettent en lumière, l’opposition du monde barbare (Égyptiens, Médès, Perses) et de la civilisation grecque. Son œuvre reste la source principale pour l’étude des guerres médiques.
Hippocrate vers -460 / vers -377 Médecin grec, né dans l’île de Cos. Son système repose sur l’altération des humeurs. Son éthique est à l’origine du serment que prêtent les médecins (serment d’Hippocrate).
Platon -428 ou -427 / -347 ou -346 Philosophe grec et disciple de Socrate. Il est considéré comme l’inventeur de la philosophie et l’un des plus grands philosophes occidentaux.
Eudoxe de Cnide vers -405 / vers -350 Astronome et mathématicien grec, né à Cnide. On lui attribue l’invention du cadran solaire horizontal.
Héraclite du Pont ou Héraclide du Pont ou Héraclide le Pontique -388 / vers -310 Philosophe et astronome grec platonicien du IVe siècle av. J.-C.. Actif vers -340. Il fréquenta l'Académie, où il rencontrait Speusippe et Aristote. Il aurait été disciple de Platon. Speusippe mort, Xénocrate fut élu scolarque, et non lui, en -339. Il quitta alors l'Académie. Il fonda sa propre école dans sa patrie natale. Héraclide du Pont est un disciple de Platon, mais son oeuvre relève tout autant de l'aristotélisme. F. Wehrli, le range parmi les aristotéliciens. "Héraclide du Pont fut successivement disciple de Platon, de Speusippe et d'Aristote" (J-P. Dumont). Il exposa la thèse d'un système géocentrique où Vénus et Mercure tournent autour du Soleil et où la Terre tourne sur elle-même, autour de son axe. Il émit l'hypothèse de la rotation de la Terre autour d'elle-même, afin d'expliquer le mouvement apparent des étoiles au cours de la nuit. Copernic le revendique comme prédécesseur quant à l'hypothèse sur la rotation de la Terre autour d'elle-même. Il semble anticiper Tycho Brahé quand il parle de la planète Vénus faisant sa révolution, non pas autour de la Terre, mais autour du Soleil. Ne pas confondre avec un autre Héraclide du Pont, un grammairien du 1er siècle ap. J.-C., qui fut l'élève de Didyme : Héraclide du Pont le Grammairien.
Aristote -384 / -322 Philosophe grec et disciple de Platon. Il s’est beaucoup intéressé aux sciences physiques, biologiques, astronomiques, politiques, poétiques, rhétoriques et éthiques. Il est également l’inventeur de la logique formelle, et le premier à parler d’une « science de l’être en tant qu’être », soit la métaphysique.
Théophraste vers -327 / -287 Philosophe grec, né dans l’île de Lesbos. Il succéda à Aristote dans la direction du Lycée. Il est l’auteur des Caractères, recueil d’études morales et de portraits pittoresques, que traduisit La Bruyère.
Euclide -325 / -265 Mathématicien de la Grèce antique, auteur des Éléments, qui est considéré comme l’un des textes fondateurs des mathématiques modernes.
Aristarque de Samos -310 / -230 Astronome et mathématicien grec. Probablement l’élève de Straton de Lampsaque. Unique écrit parvenu : Sur les dimensions et des distances du Soleil et de la Lune. Sa théorie sur l’héliocentrisme, d’environ -280, nous est connue grâce aux commentaires d’Archimède : « Vous n’êtes pas sans savoir que par l’Univers, la plupart des Astronomes signifient une sphère ayant son centre au centre de la Terre (...). Toutefois, Aristarque de Samos a publié certains écrits sur les hypothèses astronomiques. Les présuppositions qu’on trouve dans ses écrits suggèrent un univers beaucoup plus grand que celui mentionné plus haut. Il commence en fait avec l’hypothèse que les étoiles fixes et le Soleil sont immobiles. Quant à la terre, elle se déplace autour du soleil sur la circonférence d’un cercle ayant son centre dans le Soleil. »
(Archimède, Préface du traité Le sablier.)
Il semblerait aussi qu’il ait inventé un gnomon hémisphérique plus performant que ceux de son époque.
L’astéroïde (3999) Aristarque a été nommé en son honneur.
Archimède de Syracuse -287 / -212 Grand scientifique grec, physicien, mathématicien et ingénieur.
Ératosthène vers –284 ou vers –275 / vers -195 Mathématicien, astronome et philosophe grec de l’école d’Alexandrie, né à Cyrène. Grâce à la mesure ingénieuse d’un arc de méridien, il fut le premier à évaluer correctement la longueur de la circonférence de la Terre. En tant que mathématicien, il établit le crible d'Ératosthène, méthode qui permet de déterminer par exclusion tous les nombres premiers. Il travailla sur le problème de la duplication du cube, et imagina le mésolabe, instrument propre à connaître les moyennes proportionnelles. En tant qu'astronome, il mit au point des tables d'éclipses et un catalogue astronomique de 675 étoiles. Il démontra l'inclinaison de l'écliptique sur l'équateur et fixa cette inclinaison à 23° 51 ; il inventa la sphère armillaire et construisit le premier observatoire astronomique. En histoire, il continua les recherches de Manéthon sur l'Égypte ancienne, et dressa une chronologie des rois thébains. L’astéroïde 3251 Ératosthène a été nommé en son honneur. Ératosthène fut nommé à la tête de la Bibliothèque d'Alexandrie vers -240 à la demande de Ptolémée III, pharaon d'Égypte, et fut précepteur de son fils. Astronome passionné, Suidas dit de lui que, devenu aveugle, il se laissa mourir de faim, ne pouvant plus admirer les étoiles.
Hipparque vers -190 / -120 Astronome, géographe et mathématicien grec. Il laisse une oeuvre écrite : trois livre de Commentaires sur les Phénomènes d’Eudoxe et d’Aratos. En mathématiques, Hipparque est considéré comme le fondateur de la trigonométrie. Il emprunta aux Babyloniens le partage du cercle en 360 parties, principe que nous pratiquons toujours aujourd’hui. Il fut aussi le premier à compiler une table trigonométrique, ce qui lui permit de résoudre tous les triangles. En astronomie, il est considéré comme le plus grand astronome d’observation de l’Antiquité. Il fut le premier grec à développer des modèles quantitatifs et précis du mouvement de la Lune et du Soleil. Pour cela, il utilisa les observations et les connaissances accumulées pendant des siècles par les astronomes chaldéens de Babylone. Avec ses théories lunaires et solaires (théorie des épicycles) et ses tables trigonométriques, il fut probablement le premier à développer une méthode fiable pour prédire les éclipses solaires. Parmi ses autres réalisations, on peut citer la découverte de la précession des équinoxes, la compilation du premier catalogue d'étoiles et probablement l'invention de l'astrolabe. Trois siècles plus tard, Ptolémée dépendit fortement des travaux d'Hipparque. Néanmoins, sa synthèse de l'astronomie surpassa les travaux d'Hipparque : bien que ce dernier ait écrit au moins 14 livres, seul son commentaire sur le poème d'Aratos de Soles sur l'astronomie populaire (Tôn Aratou kai Eudoxou Fainomenôn exegesis) a été préservé par les copistes. L'astéroïde (4000) Hipparque (4000 Hipparchus) a été nommé en son honneur.
Cicéron -106 / –43 Marcus Tullius Cicero est un homme politique et orateur latin, né à Arpinum. Issu d’une famille plébéienne entre dans l’ordre équestre, avocat, il débuta dans la carrière politique en attaquant Sulla à travers un de ses affranchis (Pro Roscio Amerino), puis en défendant les Siliciens contre les exactions de leur gouverneur Verrès ( les Verrines). Consul (63), il déjoua la conjuration de Catilina et fit exécuter ses complices (Catilinaires). Il embrassa le parti de Pompée, mais, après Pharsale, se rallia à César. Ce dernier mort, il attaqua vivement Antoine et lui opposa Ocatvien. Proscrit par le second triumvirat, il fut assassiné. S’il fut un politique médiocre, Cicéron a porté l’éloquence latine à son apogée : ses plaidoyers et ses discours on servi de modèles à toute la rhétorique latine (De oratore). Ses traités philosophiques (De finibus, De officiis) ont acclimaté dans la littérature latine la métaphysique et la morale grecque. Sa correspondance et du plus haut intérêt.
Cléomède Ier siècle av. J-C Écrivain grec. Il est auteur d'un traité d'astronomie, intitulé : Cyclice theoria, soit Théorie circulaire des corps célestes. Il plaçait le soleil au centre du monde, mais faisait toutefois des remarques intéressantes, déduisant par exemple que la Terre est ronde à partir de son ombre sur la Lune. Un cratère situé au nord-est de la face visible de la Lune a reçu son nom.
Virgile -70 / -19 Poète et écrivain latin.
Ovide -43 / 17 Poète latin qui vécut durant la période qui vit la naissance de l’Empire romain. Il naît un an après l’assassinat de Jules César, est adolescent lorsque Auguste s’empare du pouvoir pour transformer la République en Empire, et meurt trois ans après ce premier empereur.
Plutarque 46 - 125 Biographe et moraliste de la Grèce antique que l’on peut ranger dans le moyen-platonisme. Ne pas confondre avec Plutarque d’Athènes, fondateur et premier scolarque, recteur de l’école néoplatonicienne d’Athènes vers 400.
Ptolémée 90 - 168 Astronome et astrologue grec qui vécut à Alexandrie (Égypte). Il est également l’un des précurseurs de la géographie. Auteur de plusieurs traités scientifiques, dont deux ont exercé par la suite une très grande influence sur les sciences islamique et européenne : L’Almageste, traité d’astronomie et la Géographie, discussion approfondie sur les connaissances géographiques du monde gréco-romain.
Simplicius 468 - 483 Pape de 468 à 483. Il lutta longtemps contre les monophystes.
Al-Farghani ou Alfraganus ou Alferhani 805-880 Abu'l-Abbas Ahmad ibn Muhammad ibn Kathir al-Farghani, né à Ferghana en Sogdiane (actuel Ouzbékistan), est l'un des astronomes persans les plus célèbres du IXe siècle. Il mesure le diamètre de la Terre et écrit en 833 Éléments d'astronomie sur le mouvement des corps célestes, inspiré de l'Almageste de Ptolémée, qui reste le livre d'astronomie le plus célèbre jusqu'au XVe siècle en Occident mais aussi en Orient. Ce livre est traduit en latin au XIIe siècle et exerce une grande influence au sein de l'astronomie européenne avant Regiomontanus. Il prend part à la révision des tables astronomiques de Ptolémée et compose, outre une introduction à l'astronomie, deux autres ouvrages, sur les cadrans solaires et l'astrolabe. Le cratère lunaire Alfraganus fut nommé ainsi pour lui rendre hommage.
Nicolas d’Oresme 1336 - 1382 Économiste, mathématicien, physicien, astronome, philosophe, psychologue, musicologue, théologien et traducteur français.
Nicolas de Cuse ou Nicolas de Cues ou Nicolas Chrypffs 1401 - 1464 Penseur allemand de la fin du Moyen Âge. Il fut évêque, puis cardinal et ami du pape Pie II. Il a écrit une cosmologie (de nature essentiellement métaphysique) dont l’impact, quoique tardif, sera d’une grande importance, puisque Descartes le cite, deux siècles plus tard, comme un des précurseurs de la pensée scientifique moderne par son originalité.
Domenico Maria Novara ou Domenico Maria Novara da Ferrara 1454 - 1504 Astronome italien, élève de Regiomontanus, qui pratiqua l’astrologie et enseigna l’astronomie à l’Université de Bologne de 1483 à 1504. Il n’existait pas, à l’époque, de distinction nette entre les deux disciplines et la première finançait souvent la seconde. Par malchance, seuls des almanachs témoignent encore de l’œuvre de Novara. Il fut pourtant un esprit brillant et libre et eut le privilège d’avoir pour élève, assistant et collaborateur, de 1496 à 1500, Nicolas Copernic. Il fut le témoin de la première observation remarquable de son disciple ainsi qu’en atteste De Revolutionibus orbium caelestium. Selon Kuhn, il fut proche des néo-platoniciens de Florence et reprochait au système de Ptolémée trop de complexité pour effectivement expliquer l’ordre de la nature.
Tiedemann Giese 1480 - 1550 Député de la Ligue Hanséatique, membre de la famille de Albrecht Giese, évêque de Chełmno et enfin évêque de Warmia (Ermeland). Il prit position en faveur de la publication du De Revolutionibus Orbium Coelestium de Copernic et de son plaidoyer au pape Paul III, chez Petreius Johannes en 1543.
Johannes Petreius 1497 - 1550 Imprimeur allemand qui a exercé à Nuremberg. Spécialisé dans l’impression d’ouvrages mathématiques et astronomiques, il est l’éditeur de De Revolutionibus Orbium Coelestium de Copernic et de son plaidoyer au pape Paul III en faveur de la liberté d’expression, à l’initiative de Georg Joachim Rheticus et Tiedemann Giese. Il a également publié des ouvrages théologiques, politiques, scientifiques, des traités officiels, et de nombreuses partitions musicales. Il est aussi éditeur de compilations alchimiques, dont De Alchemia en 1541 qui préfigure le Theatrum chemicum, et du premier recueil pseudo-lullien Raimundi Lullii Majoricani De Alchimia Opuscula en 1546.
Andreas Hosemann dit Osiander 1498 - 1552 Théologien protestant allemand, né à Gunzenhausen (Brandebourg). Il signa les articles de Smalkalde et publia l’astronomie de Copernic.
Ve Concile de Latran 1512-1517 Convoqué par Jules II, il condamne le schisme, soumet la parution des livres imprimés à l’autorité de l’Église et réforme la Curie Romaine et le Clergé.
Georg Joachim von Lauchen surnommé Rheticus 1514 – 1574 Astronome et mathématicien autrichien. Il est connu par son enthousiasme pour la publication de la théorie héliocentrique de Copernic.
A 22 ans, Melanchton, dont il était le protégé, lui confia les chaires de mathématiques et d’astronomie de l’université de Wittenberg. Malgré la désapprobation de Luther, il réussit à rencontrer Copernic, connaissant ses idées sur l’héliocentrisme. Arrivé à Frauenburg, Rheticus resta 2 années avec l’astronome, cartographe et mathématicien Johann Schöner. Copernic, se sentant devenir âgé, prit la décision de prendre un apprenti qui l’aiderait pour la rédaction de son traité sur son nouveau système. Ayant l’approbation de son ai l’évêque d’Ermland, Tidemann Giese (voir plus haut), il s’en remit à Rheticus. Ce dernier, rentra suivre ses cours à Nuremberg de mars à juillet 1540, puis revint à Frauenburg où Copernic le laissa enfin recopier son manuscrit De revolutionibus orbium coelestium. En mai 1542, Rheticus parvint à convaincre l’imprimeur Johann Petreius d’imprimer le traité.
Par ailleurs, Rheticus lui fit également imprimer ses tables de trigonométrie où l’on trouve pour la première fois l’emploi des sécantes. A la mort de Copernic, Rheticus abandonna brusquement la thèse de l’héliocentrisme. Ce revirement peut s’expliquer par la peur des persécutions de l’Eglise ou par le fait que Copernic le laisse complètement dans l’ombre dans sa préface ce qui put le vexer. A partir de ce moment, Rheticus mène une vie instable, ponctuée de scandales et d’affaires de mœurs. Dans ses Ephémérides, Rheticus professe l’opinion que seul le système de Ptolémée devrait être enseigné en Allemagne. En 1557, Rheticus réapparait à Cracovie, après être sorti de l’empire durant des mois, comme disciple de Copernic, mais il préfère vivre de son métier de médecin que rééditer les travaux de Copernic. Il meurt en 1574.
Christopher Clau dit Christophorus Clavius 1538 - 1612 Savant jésuite allemand né à Bamberg et décédé à Rome. En tant que mathématicien, il a rédigé en 1574 une version latine des éléments d'Euclide, qui comportait beaucoup de compléments dus à ses propres travaux.
Cette version a été une version de base pour tous les mathématiciens de la Renaissance, comme Descartes et Leibniz. Par ailleurs, il a écrit aussi un livre d'algèbre en 1608, et fut le premier à utiliser le point décimal.
Son Algebra (Rome, 1608) marque la première apparition des symboles « + » et « - » en Italie.
Adversaire du système de Copernic, Clavius joua un rôle de premier plan dans la réforme du calendrier grégorien, ce qui fit de lui la cible de plusieurs mathématiciens, au nombre desquels François Viète. Ce dernier, dans une série de pamphlets dont l'Adversus C. Clavium expostulatio, accusa Clavius de s'être mépris sur la signification des travaux de son devancier auprès du pape Grégoire XIII, le mathématicien Aloysius Lilius, décédé prématurément.
Clavius fut surnommé l'Euclide du XVIe siècle. Son nom a été donné au cratère Clavius, le deuxième plus grand de la face visible de la Lune. Clavius fut également l’astronome du Vatican. Il contribua à la condamnation de Galilée.
Tycho Brahe 1546 - 1601 Astronome danois, né à Knudstrup (Sacnie). Ses observations permirent à Kepler, qui fut son élève, d’énoncer ses lois sur le mouvement des planètes.
Giordano Bruno 1548 - 1600 Philosophe et théologien italien. Sur la base des travaux de Nicolas Copernic et Nicolas de Cues, il démontre, de manière philosophique, la pertinence d’un univers infini, peuplé d’une quantité innombrable de mondes identiques au nôtre. Accusé d’hérésie par l’Inquisition, notamment pour ses écrits jugés blasphématoires et son intérêt pour la magie, il est condamné à être brûlé vif au terme de huit années de procès.
Famille de Médicis XVe siècle – XVIIIe siècle Puissante famille patricienne de Florence dont la puissance émerge à l’époque de la Renaissance italienne à laquelle Galilée a offert les 4 nouveaux astres qu’il a découverts. Ces derniers ont été particulièrement offerts pour le Ferdinand 1er de Médicis, grand-duc de Toscane et Cosme II de Médicis. Ferdinand 1er succéda à son frère François 1er de Médicis en 1587. Accessible et généreux, régnant de manière douce, il a rétabli un système de justice et s'est véritablement préoccupé du bien-être de ses sujets. Sous son règne, la Toscane a retrouvé l'indépendance que son frère avait abandonnée.
Ferdinand Ier encouragea le commerce et il accumula une grande fortune grâce aux banques des Médicis, implantées à travers les plus grandes villes d'Europe. Il proclama un édit de tolérance envers les Juifs et les hérétiques, et Livourne devient un asile pour les Juifs espagnols, expulsés d'Espagne en 1492, ainsi que tous les étrangers persécutés. Il améliora le port Cosimo et fit construire un canal appelé le Naviglio en déviant une partie des eaux de l'Arno, ce qui facilita grandement le commerce entre Florence et Pise. Il a favorisé un projet d'irrigation dans le Val di Chiana, qui a permis de cultiver les terres autour de Pise et de Fucecchio et dans le Val di Nievole.
Sa politique étrangère tendait à libérer la Toscane de la domination espagnole. Après l'assassinat d'Henri III de France en 1589, Ferdinand Ier soutient Henri IV de France dans sa lutte contre la ligue catholique. Il prête également de l'argent au Roi et l'encourage à se convertir au catholicisme. Ferdinand jouera de son influence pour forcer le Pape à accepter la conversion d'Henri IV.
Malgré toute cette sollicitude, Henri IV n'a jamais récompensé le Grand-duc pour ces services, et Ferdinand Ier s'est donc concentré sur son indépendance tant aimée. Il a néanmoins soutenu Philippe III d'Espagne dans sa campagne en Algérie et le Saint Empire romain germanique dans sa lutte contre les Turcs. Il a aussi obtenu l'investiture formelle de Sienne, que son père avait conquise et il a fortement développé la flotte toscane, qui a obtenu des victoires contre des pirates ainsi que sur la flotte turque. Des fresques retracent ses exploits dans le Palais Pitti à Florence. À sa mort, en 1609, son fils aîné lui succède. Ce dernier, fils du grand-duc Ferdinand 1er de Médicis et de Christine de Lorraine, est faible et maladif. Ce fut lui qui décida de fermer la banque des Médicis, source de richesses pour la famille. Néanmoins il protégea Galilée qui fut son précepteur. À sa mort, sa mère Christine de Lorraine et sa femme, Marie-Madelaine d’Autriche se disputèrent la régence, et extrêmement dévotes, favorisèrent l’Inquisition qui condamna Galilée.
Micchael Maestlin ou Moslin 1550 -1631 est né à Goeppingen. Il étudia la théologie et les mathématiques à Tubingen et se mit à voyager en Italie, où il prononça, en faveur du système de Copernic, un discours qui décida Galilée à abandonner définitivement le système de Ptolémée. Après son retour de l'Italie, il devint pasteur à Bachnang, et professa ensuite les mathématiques et l'astronomie successivement à Heidelberg et à Tubingue. Quoique partisan déclaré du système de Copernic, il enseignait néanmoins l'immobilité de la Terre, "à cause de sa position officielle de professeur." (Epitome astronomia, 1582).
Maestlin s'était particulièrement livré à l'étude des comètes, comme l'attestent : Observatio et Demonstratio cometae anni 1577 et 1578 (Tubingue, 1578), Consideratio et Observatio cometae qui anno 1580 apparuit (1581) et De cometa anni 1618 (1619). Il écrivit aussi sur l'étoile nouvelle qui parut en 1572 dans la constellation de Cassiopée, et il donna le premier la véritable explication de la lumière cendrée de la Lune, en l'attribuant au reflet de la Terre éclairée par le Soleil.
Maestlin fut le maître de Kepler. Il paraît d'ailleurs le reconnaître lui-même quand il dit que, "avant Kepler, les savants n'avaient attaqué l'astronomie que par derrière".
Rodolphe II du Saint Empire 1552 – 1612 Fils de Maximilien II et de Marie d’Espagne, fille de Charles Quint. Accédant au trône des Habsbourg, il remplace la politique tolérante de son père au profit du protestantisme et aide à la Contre-réforme. Il est incapable de régner bien qu’il ait fait des études et est souvent pris d’accès de folie ce qui amène sa famille à s’occuper des affaires impériales. Néanmoins, il protège les arts et les sciences (Arcimboldo, Kepler,Tycho Brahe) mais aussi les alchimistes et les astrologues.
Lodovico delle Colombe 1565 - ? Philosophe et poète italien né à Florence. Il est devenue membre de l'Académie de Florence. Colombe est surtout connu pour son opposition à Galilée, d'abord dans le domaine de l'astronomie dans son revêtement extérieur contre le système copernicien, et ensuite dans le domaine de la physique, sur une question concernant l'hydrostatique. À son retour d'un voyage à Rome en 1611, Galilée a été impliqué dans une discussion avec deux chercheurs de Pise concernant la flottabilité de la glace dans l'eau. Le litige conduit Galilée à écrire un essai intitulé Discours intorno alle cose che stanno su dans l'acqua o quella che si dans muovono [Essai sur les objets qui flottent dans l'eau ou qui se déplacent dans It] (Florence, 1612). À la fin de 1612 le philosophe Aristote a publié un apologetico Discours Discours d'intorno al di Galileo Galilei [ "Une défense de la Galilée "] et en 1613 Grazia Di Vincenzo, un autre opposant de Galilée, a publié un essai intitulé Considerazioni sopra 'l Discours di Galileo Galilei [ "Considérations concernant Galileo's Essay"]. Ces deux voies ont attaqué les théories de Galilée sur la base des préceptes d'Aristote. En 1615, Benedetto Castelli a publié un Risposta alle opposizioni del S. Lodovico delle Colombe e del S. Vincenzo di Grazia contro al Trattato del Sig. Galileo delle cose che stanno su dans l'acqua [ «Réponse aux désaccords de Lodovico Ser Ser delle Colombe et Vincenzo di Grazia Signor Galileo contre le Traité concernant les objets qui se trouvent sur l'eau»]. Le livre a été écrit principalement par Galilée lui-même.
Le conflit a montré combien il était important pour Galilée de formuler une discussion de phénomènes physiques en termes mathématiques, une capacité que les membres de la soi-disant "Lega del Pippione" (un surnom inventé par Lodovico Cigoli pour Lodovico delle Colombe et les autres des opposants à la théorie de Galilée) n’ont pas.
Zacharias Janssen vers 1588 – vers 163 Fabriquant de lentilles hollandais du XVIe siècle. Il aurait vendu à la foire d'automne de Francfort en septembre 1608 des lunettes astronomiques et prétend avec d'autres en être l'inventeur. Certains pensent qu'il fut le premier à créer un nouvel appareil optique : le microscope optique, mais ce point reste contesté.
Descartes 1596 - 1650 Mathématicien, physicien et philosophe français. Militaire, il parcourt l’Europe. En 1629, il se rendit en Hollande, où il vécut vingt ans, son séjour étant coupé par un voyage au Danemark, et trois en France. Il mourut à Stockholm, où il s’était rendu sur la demande de la reine Christine. En mathématiques, il créa l’algèbre des polynômes et, avec Fermat, la géométrie analytique. Il énonça les propriétés fondamentales des équations algébriques et simplifia les notations algébriques. Il découvrit les principes de l’optique géométrique. Sa physique mécaniste et sa théorie des animaux-machines ont posé les bases de la science moderne (Dioptrique, 1637; Géométrie, 1637). Son apport scientifique est fondé sur l’emploi d’une méthode et sur une métaphysique qui marquent un tournant décisif (Principes de la philosophie, 1644 ; les Passions de l’âme, 1649). Sa méthode lui permet de se dégager définitivement des confusions de la scolastique, en définissant une logique de l’idée claire et distincte, fondée sur la déduction allant du simple au complexe (Règles pour la direction de l’esprit, 1628 ; Discours de la méthode, 1637). Il construit sa métaphysique suivant la même méthode, en partant d’un doute méthodique, le conduisant à faire « table rase » de toute connaissance non fondée ; seule subsiste la certitude de la pensée qui doute. Il en déduit l’existence même de celui qui pense (« Je pense donc je suis »), puis celle de Dieu (« preuve, ontologique ») ; de là il redescend dans la déduction à l’existence d’un monde extérieur (Médiations métaphysiques, 1641). Plus qu’un penseur scientifique, cet observateur singulier en son temps est considéré comme l’un des fondateurs de la philosophie moderne.
Maffeo Barberini 1568 - 1644 Rome attire des hommes ambitieux venus de toute l’Italie. La famille des Barberini est originaire de Toscane. Après deux générations au service des papes, elle accède elle-même à la papauté. En 1623, Maffeo Barberini est élu au trône pontifical sous le nom d’Urbain VIII. Son long règne de 21 ans sera marqué par l’ambition et l’envergure des commandes artistiques qu’il confiera à Bernin.
Barberini était cardial lors de l’affaire Galilée.
Du 23 septembre 1632 au 22 juin 1633 se déroule le procès de Galileo Galilei, au terme duquel l'Inquisition obtient la condamnation et l'abjuration du savant florentin.
La thèse (discutée) de Pietro Redondi mérite d'être brièvement présentée ici.
Dans le contexte de la Contre-Réforme et de lutte contre le protestantisme, sur fond de guerre de Trente Ans (précisément à un moment où les forces protestantes de Gustave II Adolphe de Suède vont de victoire en victoire), Urbain VIII est attaqué et gravement mis en cause en plein consistoire le 8 mars 1632. Une coterie de prélats pro-espagnols conduits par le cardinal Borgia lui reproche sa mollesse envers les hérétiques. Les Barberini sont en très grande difficulté.
Par ailleurs, de très graves accusations sur les conséquences théologiques implicites des thèses galiléennes sont dénoncées depuis de longue date au Saint-Office par des jésuites. Elles reposent sur un point central du dogme catholique tel que l'a défini la treizième session du Concile de Trente : la Transsubstantiation lors de l'Eucharistie.
Si l'accusation était prouvée, l'amitié, de notoriété publique, qui lie le pape florentin à l'astronome pourrait compromettre définitivement le Souverain pontife. La publication du Dialogo de Galilée aurait été l'occasion, plus que la cause, du fameux procès. Le procès de Galilée n'aurait donc été qu'un subterfuge : condamner le savant pour des griefs mineurs (héliocentrisme, non respect de l'interdit de Copernic prononcé en 1616 par le cardinal Bellarmin) pour lui éviter l'emprisonnement. De plus, en sacrifiant Galilée, le pape se serait sauvé lui-même.
Toujours ami du savant, et compte tenu de l'abjuration de Galilée, il adoucit d'ailleurs immédiatement ses conditions de détention, en commuant sa peine en assignation à résidence.
Une autre thèse défendue par Francesco Beretta est que l'on aurait reproché à Galilée d'avoir utilisé au profit de la thèse héliocentrique l'argument de la toute puissance divine, qu'Urbain VIII avait demandé d'insérer dans le Dialogue sur les deux grands systèmes du monde.
Abbé Jean Picard 1620 -1682 Astronome et géodésien français. Il mesura un arc du méridien de Paris et, avec p. de la Hire, détermina, par des opérations géodésiques, les coordonnée géographique de plusieurs villes d France. Un géodésien est un spécialiste de la géodésie. Et la géodésie est la science de la forme et des dimensions de la Terre.
Il fut le premier à calculer le rayon de la Terre de façon précise, en mesurant un degré de latitude par triangulation le long du méridien de Paris. En 1671, Picard part au Danemark faire le relèvement de l'observatoire de Tycho Brahe, sur l'île de Hven. Il invite l'astronome à Røme à l'accompagner lors de son retour à Paris.
Il est l’inventeur de la lunette à visée qui permit de réaliser des nivellements avec précision de l’ordre d’1 cm par km.
Jean Picard a laissé un Traité du nivellement, publié à titre posthume par Philippe de La Hire.
Huygens 1629 - 1695 Physicien et astronome néerlandais, né à La Haye. Il découvrit l’anneau de Saturne et la nébuleuse d’Orion, fit l’hypothèse des ondulations lumineuses, établit la théorie du pendule, qu’il utilisa comme régulateur du mouvement des horloges.
Robert Hooke 1635 – 1703 Savant anglais. Il est l’un des plus grands scientifiques expérimentaux du XVIIe siècle, et donc une des figures clefs de la révolution scientifique de l’époque moderne. Astronome, mathématicien et physicien, il énonça en 1660 la loi de la proportionnalité entre les déformations élastiques d’un corps et les efforts auxquels il était soumis.
En biologie, on lui attribue la première description d'une cellule biologique faite à partir de l'observation de végétaux.
En optique, on considère souvent Hooke comme l'inventeur du microscope composé, un assemblage de lentilles multiples, habituellement au nombre de trois : un oculaire, une lentille de champ et un objectif. Il donne ainsi de nombreux conseils pour la fabrication des microscopes au fabricant Christophe Cock. Mais cette attribution semble inexacte car Zacharias Janssen (voir plus haut) avait déjà construit des microscopes similaires en 1590. Néanmoins, les microscopes de Hooke atteignaient un grossissement de trente fois, ce qui était largement supérieur par rapport aux instruments précédents.
En astronomie, il faut signaler la construction du premier télescope reflétant grégorien et la découverte de la première étoile binaire. Il est l'auteur d'une des premières théories ondulatoires de la lumière.
Son œuvre principale est Micrographia en 1664. Ce livre présente ses observations réalisées à l'aide de diverses lentilles. Ses très belles gravures sur cuivre sont particulièrement spectaculaires. Ses planches sur les insectes ainsi que le texte contribuent à promouvoir les observations faites à l'aide du nouveau microscope. Les planches sur les insectes sont dépliables et d'un format plus grand que le livre, un in-folio.
Même si ce livre est surtout célèbre pour ses observations faites à l'aide du microscope, Micrographia décrit aussi des corps planétaires lointains, expose une théorie sur la lumière et montre l'étendue des centres d'intérêt de l'auteur.
Gottfried Wilhem Leibniz 1646 – 1716 Philosophe et savant allemand. Employé comme juriste, diplomate, histographe (à la cour de Hanovre notamment), il fut en relation avec toute l’Europe savante. Sommet de l’intellectualisme rationaliste, son système répond à l’ambition de surmonter les clivages religieux et philosophiques de la chrétienté. L’armature de la pensée de Leibniz est logique et mathématique (il inventa, en 1676, le calcul infinitésimal et créa une symbolique universelle et efficace, ( notamment de la différentielle et de l’intégrale), qui s’est imposée). Sa physique dynamique rompt avec le mécanisme cartésien. Sa métaphysique rend raison de toutes choses avec un optimisme raisonné : Dieu calcule et admet à l’existence la meilleure combinaison possible des monades, ou atomes spirituels dont se compose la réalité (De arte combinatoria, 1666 ; Nouveaux Essais sur l’entendement humain, 1704 ; Essais de théodicée, 1710 ; Monadologie, 1714).
Edmond Halley 1656 – 1742 Astronome et ingénieur britannique. Auteur de nombreuses recherches, concernant la géophysique, la météorologie et l’astronomie, il reste surtout connu pour avoir étudié le mouvement des comètes (1705) et pour avoir, le premier, prédit par calcul le retour près du Soleil de l’une d’entre elles, qui porte à présent son nom.
La comète de Halley est donc celle dont il découvrit les retours périodiques près du Soleil tous les 76 ans environ. Le dernier passage a eu lieu en 1986, le prochain est attendu en 2061.
Au contact d'Isaac Newton, Halley se demanda si l’attraction d’une comète passant trop près de la Terre pourrait déplacer les océans jusqu’à inonder des régions continentales : par cette hypothèse, il fut également un des premiers à essayer d’expliquer rationnellement le déluge biblique. Il fut également le premier à s’interroger sur les conséquences d’une collision d’une comète avec la Terre.
Il tenta de mesurer la taille de l’atome, mais sans succès. Esprit curieux de tout, il étudia également l’histoire romaine et les mécanismes d’horlogerie. De son propre aveu, Halley goûta assez régulièrement à l’opium, mais sans toutefois tomber dans une dépendance physique ou psychique.
Halley traduisit de l'arabe le septième livre de la Collection mathématique de Pappus d'Alexandrie et les deux livres du traité d'Apollonius de Perge sur la section de rapport, que l'on croyait perdu. Sur la base du septième livre de Pappus, il proposa en outre une reconstitution du livre perdu d'Apollonius intitulé Sur la section d'aire.
En 1676 il était allé sur l'île de Sainte-Héléne étudier la cosmographie australe, et avait publié en 1679 son Catalogus stellarum australium, la carte la plus précise du ciel austral qui n’avait jamais été tracée.
William Herschel 1738 -1822 Compositeur et astronome germano-britannique.
On lui doit, entre autres, la découverte : de la planète Uranus (13 mars 1781), du mouvement du soleil vers ce qu'il nomma l'apex. (1783)
Il dessine un modèle d'univers lenticulaire et semble avoir eu l'intuition des nébuleuses extragalactiques (1785), de deux satellites d'Uranus : Titania et Obéron (1787), des satellites Mimas et Encelade de Saturne (1789), du rayonnement infrarouge (1800), des étoiles binaires (1802), de la forme (approximative) de notre Galaxie à partir du comptage d'étoiles (1785).
Il a également publié plusieurs Catalogues d'étoiles doubles (1782, 1785) et de nébuleuses (1786, 1789, 1802).
Ses œuvres musicales ont été redécouvertes très récemment, en 2003 par les London Mozarts Players pour un disque de symphonies.
H. A. Schwartz 1843-1921 Mathématicien allemand, né à Hermsdorf, en Silésie (aujourd'hui la ville de Jerzmanowa, en Pologne) et mort à Berlin. Ses travaux sont marqués par une forte interaction entre l'analyse et la géométrie. Il a travaillé à Halle, Göttingen puis à Berlin, sur des sujets allant de la théorie des fonctions à la géométrie différentielle en passant par le calcul des variations.
James Edward Keeler 1857 – 1900 Astronome américain. Il travailla à l'observatoire Lick à partir de 1888 mais fut nommé directeur de l'observatoire Allegheny en 1891. Il retourna à l'observatoire Lick comme directeur en 1898, mais mourut peu de temps après en 1900. Avec George Hale il fonda et édita le Astrophysical Journal, qui est la plus importante revue d'astronomie de nos jours. Il fit une étude spectroscopique des anneaux de Saturne et prouva qu'ils ne pouvaient être des objets solides car ils ne tournaient pas à vitesse constante mais devaient plutôt être constitués d'une nuée de petits objets individuels. Il reçut la médaille Henry Draper en 1899. Il découvrit deux astéroïdes, bien que le second soit ensuite perdu et retrouvé presque 100 ans plus tard.
En 1880, le directeur de l'observatoire Allegheny Samuel Pierpont Langley, accompagné de Keeler et d'autres chercheurs, organisa une expédition scientifique au sommet du Mont Whitney. Le but de l'expédition était d'étudier comment le rayonnement solaire était sélectivement absorbé par l'atmosphère terrestre, en comparant les mesures à haute altitude avec celles obtenues à basse altitude. La division de Keeler dans les anneaux de Saturne, un cratère sur la Lune et un cratère sur Mars ainsi que l'astéroïde (2261) Keeler sont nommés en son honneur.
William Wallace Campbell 1862 - 1938 Il fut directeur de l'observatoire Lick de 1900 à 1930. Il était spécialiste en spectroscopie. Campbell était un pionnier de la spectroscopie astronomique et catalogua les vitesses radiales des étoiles. Campbell est devenu membre étranger de la Royal Society le 28 février 1918. Il fut également président de l'université de Californie de 1923 à 1930. Il se suicida en 1938.
Récompenses : Médaille
Henry Draper (1906) ; Médaille
d'or de la Royal Astronomical Society (1906) ; Médaille
Bruce (1915).
Éponymes : Le cratère
Campbell sur la Lune ; Un cratère
sur Mars ; L'astéroïde
(2751) Campbell.
Vesto Slipher 1875 – 1969 Astronome américain. Il fit toute sa carrière à l'observatoire Lowell situé à Flagstaff, dont il fut directeur de 1916 à 1952. Il employa la spectroscopie pour étudier les périodes de rotation des planètes et la composition des atmosphères planétaires. En 1912, il fut le premier à observer le décalage des raies spectrales des galaxies, et est donc le découvreur du décalage vers le rouge des galaxies. Il fut à l'origine du recrutement de Clyde Tombaugh et supervisa les recherches qui conduisirent à la découverte de Pluton.
On attribue souvent de manière erronée à Edwin Hubble la découverte du décalage vers le rouge des galaxies. Ces mesures et leur signification furent comprises avant 1917 par James Edward Keeler* (Lick & Allegheny), Vesto Melvin Slipher (Lowell) et le professeur William Wallace Campbell* (Lick) dans d'autres observatoires.
Harlow Shapley 1885 – 1972 Astrophysicien américain. Il calibra la relation période - luminosité des céphéides, mise en évidence par Henrietta Leavitt, et put ainsi déterminer la distance de nombreux amas globulaires et préciser la structure de la Voie lactée. Ces travaux lui valurent le prix Rumford en 1933 ainsi que la Médaille Franklin en 1945.
Il a également contribué à la détermination de la position du Soleil au sein de la Voie lactée. Il a aussi été un des principaux acteurs du grand débat qui a animé l'astronomie et la cosmologie au début des années 1920, à propos de la controverse relative à la nature galactique ou extra galactique de certains objets à l'époque appelés « nébuleuses » et correspondant en fait à des galaxies.
L'astéroïde (1123) Shapleya a été nommé en son honneur.
Edwin Hubble 1889 – 1953 Astronome américain. Il a permis d'améliorer la compréhension de la nature de l'Univers en démontrant l'existence d'autres galaxies en dehors de notre Voie lactée. En observant un décalage vers le rouge du spectre de plusieurs galaxies, il a montré que celles-ci s'éloignaient les unes des autres à une vitesse proportionnelle à leur distance (loi de Hubble). C'est ce qu'on appelle aussi l'expansion de l'Univers.
Il est lauréat de la Médaille Franklin en 1939 pour ses travaux sur les nébuleuses. Il reçoit la médaille d'or de la Royal Astronomical Society en 1940. Le télescope spatial Hubble a été nommé en son honneur, ainsi que l'astéroïde (2069) Hubble. Il a découvert l'astéroïde (1373) Cincinnati le 30 août 1935.
Milton Lasell Humason 1891 - 1972 Astronome américain. Il débuta comme muletier, puis concierge à l'observatoire du Mont Wilson en 1917, mais passa rapidement assistant de nuit. Comme professionnel, il fut considéré comme un observateur méticuleux, prenant des photographies et des spectrogrammes de bonne qualité. Ses observations jouèrent un rôle majeur dans le développement de la cosmologie, en aidant notamment Edwin Hubble à formuler la loi de Hubble. Il était l'assistant d'Edwin Hubble à l'observatoire du mont Wilson. Il a mesuré avec lui les distances et les décalages spectraux des galaxies de 1929 jusqu'en 1953. Il prit sa retraite en 1957.
Il découvrit la comète C/1961 R1 (Humason), remarquable pour sa grande distance au périhélie. Par pure malchance, Humason rata la découverte de Pluton. Onze ans avant Clyde Tombaugh, Humason prit un cliché sur lequel l'image de Pluton coïncidait avec un défaut de la plaque photographique et ne fut donc pas détectée. Il mourut à Mendocino, en Californie.
Distinctions honorifiques : Le cratère Humason sur la Lune porte son nom.
Alexander Friedmann 1888 - 1925 Physicien et mathématicien russe. Entre 1918 et 1920, Alexander Friedmann est professeur à l'Université de Perm, puis à Petrograd de 1920 à 1924, où il enseigne la physique et les mathématiques. Du fait de l'isolement des scientifiques soviétiques, Friedmann ne découvre l'existence de la théorie de la relativité générale d'Einstein qu'en 1920.
Il entreprend dès lors d'en chercher les solutions exactes. Il entrevoit le premier que cette théorie mêlant gravitation, temps et espace, permet l'étude de la structure de l'univers dans son ensemble.
L'article fondateur de la cosmologie non statique est publié en juin 1922. Friedmann y décrit trois types d'évolution dans le temps de l'Univers, impliquant notamment une singularité initiale. Une violente controverse oppose à distance Friedmann à Albert Einstein, qui refusera longtemps un univers non statique.
Alexander Friedmann est l'un des trois « pères » de l'expansion de l'univers, avec Georges Lemaître et George Gamow.
Il meurt précocement en 1925 des suites d'une pneumonie contractée lors d'un vol en ballon stratosphérique, durant lequel est battu le record d'altitude (7 400 mètres).
Les équations de Friedmann, décrivant la dynamique de l'expansion de l'univers dans le cas où celui-ci est homogène et isotrope, sont nommées en son honneur.
Albert Einstein 1879 - 1955 Physicien allemand, puis apatride (1896), suisse (1901), et enfin helvético-américain (1940).
Il publie sa théorie de la relativité restreinte en 1905, et une théorie de la gravitation dite relativité générale en 1915. Il contribue largement au développement de la mécanique quantique et de la cosmologie, et reçoit le prix Nobel de physique en 1921 pour son explication de l’effet photoélectrique. Son travail est notamment connu pour l’équation E=mc², qui établit une équivalence entre la matière et l'énergie d'un système.